« Mes clients sont avec moi depuis vingt ans. Ils vont rester. »
C’est rassurant à entendre lorsqu’on achète une entreprise.
Mais une question demeure : sont-ils fidèles à l’entreprise, à son équipe ou à la personne qui vient de la vendre?
Dans bien des PME, le propriétaire connaît personnellement ses meilleurs clients. Il répond à leurs appels, règle les urgences et se souvient des arrangements conclus au fil des années. Cette proximité a de la valeur. Encore faut-il préparer le passage de cette relation au nouveau dirigeant.
Pour conserver les clients clés pendant un transfert d’entreprise, une annonce bien rédigée ne suffit pas. Il faut comprendre ce qui les retient, transmettre les connaissances et montrer, dans le travail quotidien, que leur confiance demeure justifiée.
Ce guide s’adresse aux propriétaires de PME qui préparent leur vente et aux repreneurs qui veulent protéger les relations commerciales après l’acquisition.
Réponse synthétique : identifiez les clients dont le départ aurait les conséquences les plus importantes, puis préparez la transition de chaque compte. Documentez les engagements, présentez les personnes qui prendront le relais et convenez du moment de l’annonce avec l’acheteur. Après la vente, maintenez la qualité du service et suivez les commandes, les irritants et les renouvellements. La continuité se démontre par des gestes concrets.
Reconnaître les clients dont l’entreprise dépend vraiment
Le plus gros client mérite votre attention, mais le chiffre d’affaires ne dit pas tout.
Un compte important peut demander beaucoup de soutien et dégager une faible marge. À l’inverse, un client moins imposant peut commander régulièrement, payer à temps et recommander votre entreprise dans son réseau.
Pour établir vos priorités, regardez plusieurs éléments :
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les ventes réalisées au cours des dernières années;
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la marge dégagée;
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la régularité des commandes;
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le temps et les ressources nécessaires pour servir le compte;
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les perspectives de renouvellement;
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la difficulté de remplacer les revenus;
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la place du propriétaire dans la relation.
Qu’est-ce qu’un client clé? C’est un client dont le départ aurait un effet important sur les revenus, la rentabilité ou les activités de l’entreprise. Son importance peut aussi venir d’une relation stratégique, d’un savoir-faire développé pour lui ou de son influence sur d’autres comptes.
Préparez une fiche sommaire pour chacun de ces clients. L’objectif est de comprendre où un départ ferait le plus mal et ce qui peut être fait pour préserver la relation.
Mesurer la concentration client
La concentration correspond à la part des ventes qui dépend d’un client ou d’un petit groupe de clients.
Si votre entreprise réalise 2 millions de dollars de ventes et qu’un seul client en représente 500 000 $, ce compte génère 25 % du chiffre d’affaires.
Ce pourcentage donne un point de départ. Pour évaluer le risque, il faut ensuite examiner la relation : les commandes sont-elles récurrentes? Y a-t-il un contrat? Le client utilise-t-il déjà d’autres fournisseurs? Quelle part de la marge provient de ce compte?
La BDC inclut la concentration de la clientèle parmi les éléments à examiner lors d’une acquisition. BDC — Les étapes pour acheter une entreprise.
Pensez aussi aux liens entre les comptes. Trois établissements peuvent facturer séparément, mais relever d’un même siège social. Leur décision d’achat pourrait donc dépendre d’une seule personne.
Comprendre pourquoi ces clients vous choisissent
Avant de préparer le discours sur la vente, cherchez à comprendre ce que le client veut retrouver après votre départ.
Il reste peut-être parce que votre équipe connaît ses équipements. Parce que vous livrez tôt le matin. Parce qu’une personne répond lorsqu’il y a un problème. Ou parce que vous acceptez de petites commandes qu’un concurrent refuse.
Ces détails sont parfois absents des dossiers. Pourtant, ils expliquent la fidélité mieux qu’une formule comme « excellent service ».
Posez des questions pendant vos suivis habituels :
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Qu’est-ce qui fonctionne particulièrement bien dans notre collaboration?
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Qu’est-ce qui vous complique la vie?
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Quels engagements sont les plus importants pour vous?
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Y a-t-il des besoins auxquels nous répondons moins bien?
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Qui, chez vous, participe au choix des fournisseurs?
Ces discussions peuvent avoir lieu avant même qu’un projet de vente soit annoncé. Elles font partie d’une bonne gestion de la clientèle.
Mettre par écrit les arrangements importants
Le propriétaire peut savoir qu’un client reçoit toujours ses livraisons avant 7 h, qu’un autre bénéficie de conditions particulières ou qu’un acheteur veut approuver toute substitution de produit.
Si personne d’autre ne le sait, le repreneur risque de décevoir le client sans comprendre pourquoi.
Pour chaque compte stratégique, documentez les prix et les conditions convenus, les habitudes de commande, les personnes à joindre et les problèmes encore ouverts. Distinguez les engagements confirmés des demandes auxquelles vous n’avez pas encore donné suite.
Une question utile : si vous deviez vous absenter pendant un mois, votre équipe saurait-elle servir ce client sans vous appeler?
Faire connaître les personnes qui prendront le relais
Une relation qui passe uniquement par le cellulaire du propriétaire est difficile à transférer du jour au lendemain.
Commencez par impliquer les membres de l’équipe qui resteront après la vente. Un chargé de compte peut participer aux rencontres. La responsable du service peut prendre en charge les suivis. Un technicien peut devenir le contact pour les questions spécialisées.
Le client doit savoir qui appeler selon son besoin, tout en conservant un interlocuteur principal.
| Besoin du client | Relais à préparer |
|---|---|
| Commandes, prix et soumissions | Représentant ou chargé de compte |
| Livraison et disponibilité | Responsable des opérations |
| Problème technique | Personne qualifiée dans l’équipe |
| Facturation | Responsable administratif |
| Décision importante ou insatisfaction majeure | Direction |
De l’autre côté, apprenez aussi à connaître les personnes qui utilisent vos produits ou vos services, approuvent les achats et règlent les factures. Votre relation sera moins vulnérable au départ d’un seul contact.
Donner au vendeur un rôle précis pendant la transition
Lorsque la relation personnelle est forte, une présentation conjointe peut aider. Le vendeur explique le changement et introduit l’acheteur; celui-ci prend ensuite progressivement la responsabilité des suivis.
Convenez de ce que le vendeur fera : rencontres avec certains clients, accompagnement lors d’un renouvellement ou disponibilité pour des questions ciblées.
Prévoyez aussi la fin de cet accompagnement. Si les clients continuent de tout régler avec l’ancien propriétaire, le transfert de la relation reste incomplet.
Préparer l’annonce sans aller trop vite
Le moment de l’annonce doit être décidé avec les personnes qui pilotent la transaction.
Informer les clients trop tôt peut créer de l’incertitude alors que la vente n’est pas conclue. Attendre sans préparer la communication peut aussi les amener à apprendre la nouvelle par quelqu’un d’autre.
La BDC souligne l’importance de la confidentialité pour éviter que les clients et les fournisseurs découvrent un projet de vente avant que le propriétaire leur en parle. BDC — Trouver le bon acheteur pour son entreprise.
Pour les comptes stratégiques, déterminez à l’avance :
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qui fera l’annonce;
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si une rencontre ou un appel est préférable;
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quelles informations peuvent être communiquées;
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quelles questions risquent d’être posées;
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qui assurera le suivi.
Un acheteur potentiel ne devrait pas contacter les clients de sa propre initiative. Les échanges nécessaires à la vérification diligente doivent être organisés avec le vendeur et ses conseillers.
Répondre aux préoccupations concrètes
Votre client voudra surtout savoir ce que la transaction signifie pour lui.
Ses commandes seront-elles livrées comme prévu? Son représentant reste-t-il en poste? Les conditions convenues seront-elles respectées? Qui prendra les décisions?
Préparez des réponses fondées sur ce qui est confirmé. Si un changement est encore à l’étude, dites-le et indiquez quand vous pourrez donner davantage d’information.
Évitez la promesse générale « rien ne changera ». Une modification de système ou d’interlocuteur pourrait ensuite donner au client l’impression qu’on lui a caché quelque chose.
Une annonce crédible peut rester simple :
« Nous avons convenu de transférer l’entreprise à une nouvelle direction. Nous souhaitons vous présenter les personnes qui prendront le relais et revoir avec vous vos commandes en cours, vos priorités et vos contacts pour la suite. »
Adaptez ensuite le message à ce qui est réellement prévu dans votre dossier.
Examiner les contrats et les renseignements à transmettre
La relation commerciale et les documents doivent être regardés ensemble.
Demandez à vos conseillers d’examiner les contrats importants selon la structure de la transaction. Il faut notamment vérifier les dispositions sur la cession, le changement de contrôle, le renouvellement, la résiliation et les avis ou consentements éventuels.
Ne présumez pas qu’une bonne relation règle toutes ces questions. À l’inverse, la présence d’un contrat ne dispense pas de prendre soin du client.
Le partage des dossiers clients mérite aussi d’être encadré lorsqu’ils contiennent des renseignements personnels. Au Québec, leur communication dans le cadre d’une transaction commerciale est soumise à des conditions particulières, dont une entente préalable dans les circonstances prévues par la loi. Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé, article 18.4.
Faites préciser quelles informations peuvent être partagées, avec qui et à quelle étape.
Après la vente, tenir les engagements du quotidien
La première impression du nouveau propriétaire se forme rapidement. Une livraison manquée, une facture incompréhensible ou une plainte sans réponse peut peser plus lourd qu’une belle rencontre de présentation.
Commencez par vérifier les dossiers en cours :
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commandes promises;
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soumissions à remettre;
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problèmes de qualité;
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crédits ou retours à traiter;
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renouvellements à venir;
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engagements pris par le vendeur.
Attribuez un responsable aux éléments encore ouverts. Le client ne devrait pas avoir à raconter son problème à plusieurs personnes parce que l’entreprise vient de changer de mains.
Prendre le temps d’écouter avant de proposer davantage
L’acheteur peut voir des occasions de vendre de nouveaux services aux clients existants. Avant de les présenter, il gagne à comprendre ce qui fonctionne déjà et ce qui doit être corrigé.
Une première rencontre peut simplement servir à demander : « Qu’est-ce qu’on doit absolument bien faire dans les prochaines semaines? »
La réponse donne souvent des priorités plus utiles qu’un discours sur les projets de croissance de l’entreprise.
Repérer les signes qu’une relation se fragilise
Une baisse de commandes mérite un appel, mais elle ne signifie pas automatiquement que le client veut partir. Elle peut venir de sa saisonnalité, d’un surplus d’inventaire ou du report d’un projet.
Comparez les résultats avec les habitudes du compte, puis cherchez une explication.
| Signal observé | Point à vérifier |
|---|---|
| Commandes moins fréquentes | Changement de besoins, saisonnalité ou achats auprès d’un autre fournisseur |
| Soumissions qui restent sans réponse | Projet retardé, prix, délai ou nouveau décideur |
| Plaintes qui reviennent | Problème mal réglé ou engagement qui n’a pas été tenu |
| Retards de paiement inhabituels | Erreur de facture, différend ou difficulté financière |
| Départ du contact principal | Nouvelle personne à rencontrer et critères d’achat à comprendre |
| Demandes répétées sur les conditions de sortie | Insatisfaction ou révision plus large des fournisseurs |
Pour chaque client clé, suivez les ventes, la marge, les occasions en cours et les problèmes à régler. Ajoutez la date du dernier échange et la prochaine action prévue.
Un tableau simple, réellement utilisé, vaut mieux qu’un rapport détaillé que personne ne consulte.
Un exemple : le principal client d’un distributeur industriel
Prenons une situation fictive. Un distributeur de la Montérégie réalise 3 millions de dollars de ventes annuelles. Un fabricant représente 750 000 $, soit 25 % de son chiffre d’affaires.
Le fabricant fait affaire avec l’entreprise depuis quinze ans. Quand une pièce manque, son directeur de maintenance appelle directement le propriétaire, même en dehors des heures normales.
À l’approche de la vente, l’acheteur comprend que le principal risque concerne la gestion des urgences. Le client tient à la rapidité de réponse et à la connaissance de ses installations.
Le vendeur prépare donc la relève avec son équipe. Une responsable des comptes participe aux suivis, les pièces critiques sont documentées et une procédure d’urgence est mise au point avec les personnes capables de l’assurer.
Lorsque le calendrier de communication le permet, le vendeur présente l’acheteur au client. La rencontre sert à confirmer les contacts et les attentes.
Le plan serait incomplet si l’entreprise donnait simplement un nouveau numéro de téléphone. Il faut aussi que la personne au bout du fil dispose des connaissances et de l’autorité nécessaires pour répondre.
Réduire la concentration avant de vendre
Si un petit nombre de clients représente l’essentiel des revenus, la diversification demande du temps.
Vous pouvez développer d’autres comptes, élargir votre présence dans un secteur voisin ou confier davantage de développement des affaires à l’équipe. L’objectif est d’augmenter les revenus provenant d’autres sources tout en continuant de bien servir les clients actuels.
La BDC recommande de traiter les enjeux de concentration avant une vente ou de prévoir des moyens d’en atténuer les effets pour l’acheteur. BDC — Préparer la vente de son entreprise.
Regardez aussi la concentration par secteur. Dix clients différents peuvent tous réduire leurs achats en même temps s’ils dépendent du même marché.
Si la vente approche et que la diversification reste limitée, documentez honnêtement la situation. Préparez un plan de continuité pour les comptes importants et expliquez les démarches déjà entreprises.
Checklist : les 30 jours avant et après la vente
Ce calendrier sert de repère. Il doit être adapté aux contrats, à la confidentialité et au déroulement de la transaction. Préparer les communications avant la vente ne signifie pas nécessairement les diffuser avant la clôture.
Dans les 30 jours avant la vente
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Confirmer la liste des clients clés et leur poids dans les résultats.
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Mettre à jour les commandes, les soumissions et les engagements en cours.
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Faire examiner les contrats importants.
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Identifier les personnes qui prendront le relais.
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Préparer les messages et le calendrier des annonces.
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Convenir des rencontres auxquelles le vendeur participera.
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Organiser le partage autorisé des informations nécessaires.
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Prévoir un responsable pour chaque compte dès la clôture.
Dans les 30 jours après la vente
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Communiquer selon le calendrier convenu.
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Rencontrer les clients prioritaires avec le vendeur lorsque c’est utile.
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Confirmer les interlocuteurs et les engagements.
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Régler rapidement les problèmes déjà connus.
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Vérifier les premières commandes, livraisons et factures.
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Comparer l’activité aux habitudes de chaque compte.
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Noter les préoccupations et donner suite aux réponses promises.
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Planifier les prochains suivis.
Les erreurs qui peuvent coûter un client
Présumer que l’ancienneté suffit. Une relation de longue date mérite autant d’attention pendant la transition qu’une relation récente.
Garder toutes les informations dans la tête du vendeur. Les engagements et les particularités du compte doivent être connus des personnes qui prennent le relais.
Annoncer la vente sans préparer l’équipe. Les employés qui répondent aux appels doivent savoir quoi dire et à qui transmettre les questions.
Multiplier les changements sans comprendre les habitudes du client. Une nouvelle procédure peut sembler mineure à l’interne et compliquer considérablement ses achats.
Laisser un problème traîner parce que la transaction occupe tout le monde. Le client continue d’avoir ses propres échéances.
Confondre absence de plainte et satisfaction. Prenez contact, particulièrement lorsque les commandes deviennent moins fréquentes.
Questions fréquentes
Pourquoi les clients clés comptent-ils autant dans une vente d’entreprise?
L’acheteur cherche à comprendre les revenus qu’il pourra maintenir après la transaction. Si une grande partie des ventes dépend de quelques clients ou de la relation personnelle du vendeur, il voudra examiner cette dépendance et les moyens de la réduire.
Quand faut-il annoncer la vente aux clients?
Il n’y a pas de date qui convient à tous les dossiers. Le moment doit tenir compte de la confidentialité, des contrats et de l’avancement de la transaction. Préparez le calendrier avec vos conseillers et l’autre partie.
Est-ce que le vendeur devrait présenter l’acheteur?
C’est souvent utile lorsque le vendeur joue un rôle important dans la relation. La présentation doit déboucher sur un suivi concret : une personne responsable, des engagements compris et une prochaine étape.
Que faire si un client dit qu’il veut continuer à traiter uniquement avec le vendeur?
Cherchez à comprendre ce qu’il craint de perdre. Il peut s’agir de rapidité, d’autonomie dans les décisions ou de connaissance technique. Organisez ensuite un passage progressif vers une personne capable de répondre à ce besoin.
Comment réduire la concentration client?
Développez les revenus provenant d’autres comptes et examinez aussi la diversité des secteurs servis. Cette démarche doit préserver la rentabilité : remplacer une dépendance par des ventes peu rentables ne règle pas tout.
Que doit faire l’acheteur en priorité après la clôture?
Vérifier les engagements en cours, rencontrer les clients importants et s’assurer que l’équipe dispose des moyens de maintenir le service. Les projets de développement seront mieux reçus lorsque cette continuité sera établie.
Pour préparer les autres volets de la transaction, consultez le guide ultime de la vente d’une entreprise.
Cet article présente de l’information générale et ne constitue pas un avis juridique ou financier. Faites valider les obligations contractuelles et les règles applicables au partage des renseignements clients selon le contexte de votre transaction.
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